LA DERNIERE LETTRE

 


Après « Bien au-dessus du silence », « Tant qu’il y a les mains des hommes » et « Les Passagers de l’aube », « La Dernière lettre » est la quatrième création de Violaine Arsac pour la compagnie Le Théâtre des Possibles.

C’est également la deuxième pièce qu’elle écrit.

Initialement prévue pour se jouer à Théâtre Actuel lors du Festival d’Avignon 2020,

elle sera créée dés qu'il sera possible de reprendre les répétitions.

La thématique abordée est de nouveau contemporaine.




L’HISTOIRE : UNE INTRIGUE INTIME ET JUDICIAIRE


Anna a la quarantaine, elle est journaliste, française expatriée aux Etats-Unis depuis quatre ans. Elle mène une vie facile dans une grande ville de la côte Est, avec son mari et leur fille, jusqu’au jour où celui-ci est tué lors d’un déplacement professionnel à Houston : pris à partie dans une rixe par une bande de voyous, il reçoit deux balles dans la poitrine. 

Un délinquant du nom de Michaël Ellis est arrêté et condamné pour ce crime.

Anna reçoit alors la visite de Clémence, bénévole dans une association qui met en lien les familles des victimes avec les condamnés : elle lui apporte une lettre de Michaël Ellis, qui souhaite entrer en contact avec elle. Anna pourra-t-elle accepter cette correspondance ? Que trouvera-t-elle à dire au meurtrier de son mari ? A l’homme qui a tué le père de sa fille ? D’ailleurs, de quoi ce dernier est-il exactement coupable ? Et pourquoi Clémence tient-elle tant à créer ce lien impossible ?




Note d’intention d’écriture : une autre justice


J’ai eu envie d’écrire cette pièce après avoir visionné un documentaire sur la justice restaurative aux Etats-Unis : ce documentaire raconte l’histoire d’une femme qui correspond depuis 15 ans avec le meurtrier de sa fille et qui affirme que cela lui a permis de retrouver la paix. Le meurtrier, quant à lui, nous dit que cette femme a changé sa vie le jour où elle      lui a écrit : « vous n’êtes pas un criminel, vous êtes un homme qui a commis un crime. » Cette phrase m’a bouleversée.


L’Europe est plutôt en retard en matière de justice réparatrice. Pourtant, ce concept soulève des questionnements passionnants : la justice a-t-elle terminé sa mission lorsqu’elle a puni un coupable ? Quel rôle a-t-elle à remplir vis-à-vis des victimes ? Au-delà de l’application d’une peine, a-t-elle d’autres moyens pour réparer à la fois les victimes et les condamnés ? Et ainsi éviter la récidive, et peut-être, faire cheminer les deux parties vers la résilience ?


J’ai eu envie d’aborder ce sujet à un niveau intime, à travers l’histoire de deux femmes, face aux enjeux de leur vie. L’affrontement de deux mères qui, finalement, ne font chacune que s’affronter elle-même. Comment tiennent nos convictions et nos idéaux quand on s’attaque à notre enfant ? Comment résiste notre amour quand notre enfant devient un criminel ? Comment peut-on passer de la haine au pardon ? Est-ce seulement envisageable ?





Texte & Mise en scène :

Violaine Arsac.


Avec :

Marie Bunel, Grégory Corre, Noémie de Lattre, Mathilde Moulinat

et la voix de Benjamin Penamaria.


Assistante à la mise en scène : Stéphanie Froeliger

Décors & Costumes : Caroline Mexme

Lumières : Rémi Saintot

Musique : Romain Trouillet

Graphisme : Pierre Barrière


Un spectacle coproduit par :

Atelier Théâtre Actuel, Fiva Production & Roméo Drive Productions.


Avec le soutien de  :

la Ville de Montrouge, le Théâtre Donald Cardwell de Draveil.



Edition du texte de la pièce :

Les Cygnes, juin 2020.